Le métier de meunier existe encore, mais il est aujourd’hui bien loin de l’image du Maître Cornille d’Alphonse Daudet. Si la minoterie consiste toujours à broyer ou à fragmenter des grains pour en extraire de la farine, de l’huile ou des produits non alimentaires tels que le plâtre, le métier fait preuve aujourd’hui d’un grand niveau de technicité : le meunier bénéficie par exemple de données très précises sur les qualités physico-chimiques des grains, lui permettant d’assembler différentes variétés et d’ajuster l’humidité avant la mouture. Le métier s’apprend notamment à l’Ecole nationale supérieure de meunerie et des industries céréalières.
Photo © Xavier Remongin/Min.agri.fr